Le grand ménage du garage

Par l'équipe de La vie en vert

Émission du 10 septembre 2008

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Votre sous-sol est plein à craquer ? L’atelier déborde de partout ? Le garage est tellement encombré que vous ne pouvez plus y garer votre voiture ? Vous n’êtes pas les seuls !

Nous sommes nombreux à souffrir d’une maladie terrible : l’encombrement. D’une part parce que nous consommons facilement et que nous remplaçons plusieurs de nos biens au gré de nos envies, des modes et… des soldes ! D’autre part, parce que nous hésitons à nous débarrasser de toutes ces choses que nous accumulons au fil des ans. Par manque de temps, par attachement émotif ou parce que « ça pourrait servir un jour », nous entassons dans le sous-sol, le cabanon, le grenier, le garage. Or, vient un jour où le garage est plein. Et on n’a plus le choix. Il faut le vider.

Le plus simple serait de tout envoyer à la poubelle. Mais ça ne se fait pas ! Comment alors se départir de tout ce bazar de façon responsable ? C’est la mission que s’est donnée La vie en vert pour la toute première émission de la saison. Au cours de cette émission spéciale, toute l’équipe de La vie en vert s’est transportée à Mascouche pour aider la famille Dion-Milot à faire le ménage de son garage.

Pourquoi un garage plutôt qu’un sous-sol ? Parce que c’est là où se trouve à peu près tout ce qu’on peut imaginer de déchets et de substances problématiques. Notre objectif : jeter le moins possible, donner et vendre ce qui peut encore servir, recycler tout ce qui se recycle et redonner au garage sa vocation.

À la recherche du garage parfait !

Première étape de notre mission Spéciale ménage du garage : trouver une famille aux prises avec un garage encombré. Nous avons trouvé nos heureux propriétaires grâce à un concours lancé en collaboration avec la station de radio 98,5 et l’animateur Benoît Dutrizac. Notre choix : La famille Dion-Milot de Mascouche. Quatre enfants de 17 ans à 18 mois, Chanie, Tommy, Jorane, et Lauriève, et un garage plein à craquer : qu’est-ce qu’on pouvait demander de mieux ?

L’équipe de La vie en vert pouvait se mettre au travail. Et du travail, il y en avait. « Nous venons de terminer la rénovation du sous-sol » explique Jean-François. « Il y a beaucoup de matériaux de construction, de peinture, de solvants, etc. ». « Avec 4 enfants, c’est sûr qu’on a gardé beaucoup de choses qui pouvaient servir aux plus jeunes», ajoute Marlène Dion. « Des vêtements, des articles pour bébés, des jouets, des vélos, des articles de sport. Mais on est maintenant prêts à se défaire de tout ça ». C’est aussi dans le garage que sont conservés les meubles usagés, les pneus, les produits de jardinage, les produits d’entretien pour l’auto et les produits ménagers. Des résidus domestiques dangereux qu’il ne faut surtout pas jeter à la poubelle.

Par où commencer ?

L’ampleur de la tâche est souvent décourageante. « Nous travaillons tous les deux », explique Marlène Dion. « Et avec 4 enfants, on n’a pas beaucoup de temps pour faire du ménage ». Toute l’équipe de La vie en vert s’est donc pointée à Mascouche, un beau matin de juin, pour accompagner et aider la famille dans ses démarches.

L’important est de bien s’organiser et de travailler avec méthode. Il faut prévoir des bâches et de l’espace pour disposer les choses que l’on sortira du garage, des affiches pour identifier les piles en fonction de l’usage que l’on veut en faire et un guide des ressources de la municipalité pour se débarrasser du tout de façon responsable.

Premier tri : ce que l’on garde

Première étape d’un désencombrement réussi : choisir les objets que l’on veut garder. Une tâche plus difficile qu’il n’y paraît. Surtout quand le tri se fait en couple. « Ma philosophie, c’est que si ça n’a pas servi depuis 6 mois, on doit s’en débarrasser, mais Marlène préfère garder des choses, au cas où ça servirait un jour », explique Jean-François.

Je dis souvent que le désencombrement, c’est un peu comme la taille d’un diamant : une facette à la fois», explique Sophie Legault, organisatrice résidentielle. « Avant d’arriver au diamant, il faut dynamiter la mine. Quand on regarde le garage, on ne voit qu’une montagne. Il faut donc dynamiter des petits bouts de la montagne à la fois ».

Deuxième tri : ce qu’on ne garde pas

Une fois que Jean-François et Marlène se sont entendus sur les objets qu’ils voulaient garder, l’équipe de La vie en vert, a entamé le second tri : classer les choses restantes en divers groupes :

• À donner
• À vendre
• À recycler
• À jeter

Troisième tri : regrouper

Il peut être utile de regrouper les matériaux à recycler en fonction de leur lieu de dépôt : les rebuts de construction et les vêtements usagés ne sont pas nécessairement recyclés au même endroit.

Quatrième étape : disposer

C’est l’étape la plus importante pour un ménage vraiment responsable. Il faut identifier les organismes communautaires, les centres de recyclage, les lieux de dépôt où l’on peut aller porter nos choses. Les meilleurs outils restent encore le bottin de la municipalité, les pages jaunes et les journaux locaux, de même que le site de RECYC-QUÉBEC :
http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/client/fr/accueil.asp

Mine de rien, aller porter tout ce dont Jean-François et Marlène veulent se débarrasser prendra du temps et demandera de la coordination. Nos chroniqueurs se répartissent la tâche : Eve Beaudin s’occupera des vêtements et des vieux électroménagers. Ariane Paré-Le Gal prendra en charge les RDD et les équipements informatiques avec Marlène Dion. François-Nicolas Pelletier vendra tous les objets qui méritent de l’être tandis que Steve Proulx cherchera un lieu de dépôt pour les résidus de construction avec Jean-François. Pour coordonner le tout, Pascale Tremblay est aux commandes!

Recycler : Éco-centre ou pas ?

Les éco-centres sont vraiment le lieu idéal pour disposer de nos choses de façon écologique. On peut y apporter les matériaux de construction, le papier, le carton, la peinture et autres RDD. Certains sont dotés d’un centre de réemploi où l’on peut donner meubles et vêtements usagés.

Il y a 62 éco-centres ou déchetteries au Québec. Montréal compte 6 éco-centres qui gèrent chaque année 70 000 tonnes de matières résiduelles et qui enregistrent 180 000 visites par année. 66 à 70% des matières résiduelles reçues sont valorisées.

Par ailleurs, tous les Québécois n’ont pas accès à cet appareil de gestion des matières résiduelles. Les éco-centres ne sont ouverts qu’aux résidents d’une MRC et une preuve de résidence est obligatoire pour y avoir accès.

La municipalité de Mascouche n’est pas desservie par un éco-centre. La famille Milot-Dion devra donc trouver une autre façon de se départir de ses RDD et de ses matériaux secs.

Les résidus domestiques dangereux (RDD) et les équipements informatiques.

Sans éco-centre, la tâche d’Ariane et de Marlène sera un peu plus compliquée parce qu’il faudra trouver quels commerces ou entreprises de Mascouche recyclent ce genre de produits. La collecte municipale de RDD, qui est offerte une ou deux fois par année dans plusieurs municipalités, a eu lieu quelques semaines avant le tournage. Ariane et Marlène devront se débrouiller autrement.

La peinture : en cliquant sur le site de Peinture recyclées du Québec, l’entreprise qui récupère et valorise les vieux restants de peinture, Ariane et Marlène peuvent rapidement identifier les détaillants de Mascouche qui acceptent de rependre les contenants en magasin. À l’instar de la plupart des grandes quincailleries du Québec, c’est le cas du RONA de la Montée Masson.
http://www.multirecyclage.com/

Les huiles usagées : La démarche est la même pour l’huile usagée. On consulte le site Internet de la Société de gestion des huiles usagées (SOGHU) pour connaître les détaillants qui acceptent de reprendre l’huile, les contenants d’huile et les filtres usagés pour les acheminer vers des entreprises de valorisation ou des récupérateurs. Quant on sait que 1 litre d’huile usée peut contaminer jusqu’à 2 millions de litres d’eau, on réalise l’importance d’en disposer correctement. Destination Monsieur Muffler de la Montée Masson à Mascouche.
http://www.soghu.com/fr/province.aspx?prov=11.

Les batteries d’auto : c’est aussi chez Monsieur Muffler que les batteries seront rapportées. Règle générale, elles peuvent être retournées dans un éco-centre ou à la ville lors de la collecte municipale, mais elles ne font l’objet d’aucun programme particulier. C’est donc du cas par cas. Mais la majorité des garagistes les reprennent et les envoient chez des récupérateurs.

Les piles : Le recyclage des piles rechargeables usées et des vieux téléphones cellulaires est pris en charge par la Société de recyclage des piles rechargeables (RBRC), un organisme à but non lucratif. Comme dans le cas de la peinture, ou de l’huile usagée, la RBRC a établi un partenariat avec plusieurs détaillants de façon à ce que les consommateurs puissent facilement se départir de leurs piles usagées. Pour connaître les détaillants les plus près de chez vous, visitez le site de la RBRC :
http://www.rbrc.org/cellarecycler/index.html.

Les pneus : La très grande majorité des garagistes du Québec, soit plus de 9 000 entreprises, reprennent les pneus usagés pour les faire parvenir à des recycleurs et valorisateurs. Le programme de gestion intégré des pneus hors d’usage a été mis sur pied par RECYC-QUÉBEC en 1997. Chaque fois que vous achetez un pneu, vous payez une taxe environnementale de 3$ qui vise à financer son recyclage en fin de vie. Les garagistes participant au programme reprennent vos pneus, peu importe où vous les avez achetés. Comme Ariane et Marlène doivent se rendre chez Monsieur Muffler pour la batterie et les huiles usagées, elles apporteront aussi les vieux pneus.
http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/client/fr/accueil.asp

Les déchets électroniques : Depuis le 12 septembre 2007, 62 magasins Bureau en Gros du Québec recueillent le matériel informatique désuet pour l’acheminer vers les 5 Centres de formation en entreprise et récupération (CFER) qui se chargent de recycler le tout. Les magasins BEG reprennent gratuitement les ordinateurs, claviers, souris, imprimantes, scanners, moniteurs. La famille Milot-Dion pourra aller porter son vieux matériel informatique à la succursale de Mascouche.
http://www.staples.ca/FRA/Catalog/stap_home.asp?CT=1

Les résidus de construction : Beaucoup de matériaux de construction chez les Dion-Milot puisqu’ils viennent de terminer la rénovation du sous-sol. Avant d’être jetés ou recyclés, on doit se demander si les résidus de construction peuvent être réutilisés. Ce n’est pas le cas pour Jean-François.

Devant l'absence d'un éco-centre dans la région, Steve Proulx et Jean-François s’adressent à la municipalité. La ville de Mascouche offre 3 options à ses citoyens pour disposer des débris de construction : les envoyer au site d’enfouissement en les apportant soi-même à la décharge (service payant), les confier aux éboueurs lors de la collecte municipale de gros rebuts ou aller les porter chez BFI, une usine de triage de Lachenaie, qui contrairement à ce que son nom indique, ne fait aucun recyclage. C’est aussi un service payant.

Ces options ne sont ni pratiques, ni économiques, ni écologiques. Steve propose plutôt à Jean-François d’aller chez Multi-Recyclage, à Laval, qui trie et recycle les matériaux de construction. C’est aussi un service payant, mais cette option est nettement plus écologique.
http://www.multirecyclage.com/

Donner

Un des objectifs de Marlène lors de ce grand ménage était de donner le plus d’objets possible. « J’ai beaucoup de vêtements pour enfants, des jouets, des articles pour bébés qui sont encore en bon état et qui peuvent servir à d’autres ». Marlène a commencé par offrir des choses aux membres de sa famille et à ses voisines ainsi qu’à un organisme d’aide aux jeunes mères où elle a déjà fait du bénévolat.

Eve Beaudin a pris la relève en dressant une liste d’organismes de charité qui reprennent les articles usagés. Son choix s’est arrêté sur le Centre d’entraide de Mascouche. Sa fonction: aider les familles pauvres avec de la nourriture. Les bénéfices générés par la vente des objets usagés paye d'abord l'entretien du centre puis est redistribué en nourriture à ceux qui en ont besoin.

Vêtements : au Québec, nous avons l’habitude de donner nos vêtements qui ne servent plus. Et c’est un bon réflexe car les vêtements ont un très haut potentiel de réutilisation. Même les vêtements trouvés, usés ou inutilisables (un bas orphelin par exemple) peuvent avoir une deuxième vie comme chiffon ou être défibrés pour en faire des matériaux isolants. Il faut cependant s’assurer que l’organisme à qui l’on donne travaille avec un récupérateur. Petit conseil : laver les vêtements avant de les donner. Et ne pas donner de vêtements souillés de matières organiques ou dangereuses.

Meubles et électroménagers : Le Centre d’entraide de Mascouche, comme plusieurs organismes du genre, ramasse tout, de la cave au grenier. Même les gros électroménagers. Marlène et Jean-François en profitent pour se débarrasser d’une cuisinière.

Les organismes de charité existent dans presque toutes les municipalités du Québec. Consultez les pages jaunes, les journaux locaux, le bottin de la municipalité pour connaître ceux près de chez-vous.

Vendre

Pourquoi ne pas « rentabiliser » son grand ménage en vendant des objets qui ont encore une certaine valeur? Jean-François et Marlène avaient plusieurs articles de sport, de petits meubles anciens, des objets de décoration et des articles de rénovation qui étaient d’assez bonne qualité pour être vendus.

Les articles de sport usagés: depuis quelques années, les magasins d’articles de sport usagés offrent à des prix intéressants des équipements de hockey, de planche à neige, de ski, de golf, etc. Pratique surtout pour les enfants qui grandissent à vue d’œil ! À Mascouche, François-Nicolas s’est rendu au magasin Komo Sport pour y vendre un vélo, des jambières de hockey, des patins, des épaulettes. Il est bon de savoir aussi que certaines pièces d’équipement de hockey peuvent être réparées. Total de la vente : 105$.

Les sites Internet : à ceux qui n’ont pas le courage de se lancer dans l’organisation d’une vente de garage, François-Nicolas propose plutôt les sites Internet de petites annonces. On prend des photos des objets que l’on veut vendre à l’aide d’un appareil numérique, on les transfère sur l’ordinateur et on inscrit notre annonce sur l’un des nombreux sites Web. Jean-François a choisi Kijiji.ca, un site très populaire et gratuit. Mais, il en existe de nombreux autres, payants ou non.
http://montreal.kijiji.ca/

Le bilan

La vie en vert a-t-elle relevé le défi ? Quel bilan tirer de l’opération ? Eh! bien, après avoir travaillé sans relâche, Jean-François et Marlène, aidés de toute l’équipe de La vie en vert, ont réussi à venir à bout du ménage du garage et à trouver une deuxième vie à tout ce qu’ils ne voulaient plus garder. Tout a été soit donné, recyclé ou vendu. Tout ? Presque tout. Marlène et Ariane sont revenues à la maison avec quelques RDD qui devront être entreposés en sécurité dans le garage en attendant la prochaine collecte annuelle en mai 2009. Steve et Eve ont rempli un dernier gros bac bleu de recyclage avec quelques objets « oubliés ». Et la pile « À jeter » a été réduite au minimum : quelques objets en styromousse, un vieux coussin détrempé, des contenants de plastique non recyclables. Impressionnant ! Plus épuisant que de tout jeter à la poubelle, c’est vrai, mais nettement plus gratifiant.

Pour les remercier de s’être prêtée au jeu et d’avoir relevé le défi du grand ménage responsable, l’équipe de La vie en vert a offert un amélanchier à la famille Dion-Milot. « Ça tombe dans mes cordes », s’est exclamée Marlène. La vie en vert voulait aussi compenser pour les gaz à effet de serres générés lors du transport des objets vers des centres de récupération et de recyclage.

Quant au garage, il a repris sa vocation première : Jean-François pourra enfin y garer sa voiture !

Sujet : Réduire / Recycler / Réutiliser  

Liens utiles

RECYC-QUÉBEC

http://www.recyc-quebec.gouv.qc.ca/client/fr/accueil.asp

Multi Recyclage

http://www.multirecyclage.com/

Peintures recyclées du Québec

http://www.ecopeinture.ca

Société de gestion des huiles usagées (SOGHU)

http://www.soghu.com/fr/province.aspx?prov=11.

Société de recyclage des piles rechargeables (RBRC)

http://www.rbrc.org/cellarecycler/index.html.

Bureau en gros

http://www.staples.ca/FRA/Catalog/stap_home.asp?CT=1

Récupération du matériel informatique



Kijiji

http://montreal.kijiji.ca/

Petites anonces Internet



Les Pac

http://www.lespac.com/

Petites annonces Internet



ViteViteVite

http://www.vitevitevite.ca/montreal

Petites annonces Internet



ebay

http://www.cafr.ebay.ca/?satitle=ebay&keyword=ebay

Vente < l'encan sur Internet



CVendu

http://www.cvendu.ca/

Petites annonces Internet



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