Mobilier de jardin

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Certains meubles d’extérieur sont-ils plus verts que d’autres?

Difficile à dire.

En l’absence d’un label ou d’une certification identifiant le mobilier de jardin « écologique », le consommateur doit se rabattre sur les grands principes de la consommation responsable.

Selon François Charron-Doucet, analyste au Centre interuniversitaire de recherche sur le cycle de vie des produits, procédés et services(CIRAIG), la durabilité est le premier critère à considérer.

« On cherche à acheter un meuble qui va durer longtemps, qui ne pourrira pas, dont les éléments ne se dégraderont pas et qui ne se démodera pas rapidement. Bien souvent, les produits sont remplacés pour des raisons de goût avant même qu’ils soient brisés ou inutilisables. »

« Lorsqu’on parle de durée de vie d’un mobilier de jardin, on privilégie souvent la pierre naturelle, indique Guy Laliberté, professeur au programme de réalisation d’aménagement paysager à l’Institut de technologie alimentaire de Saint-Hyacinthe. Cela fait des meubles très lourds, mais il existe de beaux bancs en pierre qui nécessite très peu de transformation de matières. »

Meubles en métal
On trouve facilement du mobilier de jardin en fer forgé ou en aluminium. En fin de vie, il peut être revendu, réutilisé ou recyclé. La recyclabilité du métal est en général excellente. L’avantage des métaux est que ces derniers ne connaissent pas de décyclage, c’est-à-dire que leur recyclage procure des matériaux de qualité identique à l’original.

« Le principal désavantage du métal est qu’il est fait de matière non renouvelable et que sa production est très énergivore, explique François Charron-Doucet. Par ailleurs, son entretien peut nécessiter des produits nocifs pour la santé et l’environnement (ex. peinture pour la fonte). »

Meubles de bois
Teck, acacia, ipé, eucalyptus... Très populaires, les meubles faits en bois exotiques soulèvent par contre des interrogations. D’où proviennent ces essences? De forêts victimes de déforestation? En l’absence d’un label FSC, il est impossible de le savoir.

Il reste l’option du bois local, si possible certifié FSC (ce qui est très rare) au Québec. « En France, dit Guy Laliberté, on trouve assez facilement du mobilier en bois certifié FSC. On aimerait voir ce label partout au Québec! Car, surtout lorsqu’il est question de bois exotiques, il est difficile de savoir si le bois provient de forêts durables ou s’il a fait l’objet d’une coupe sauvage. »

En mars 2009, le gouvernement a adopté le projet de loi 57 sur l’aménagement durable du territoire forestier. Si elle entre en vigueur d’ici quelques années, cette loi permettra une gestion beaucoup plus durable de nos forêts. Une bonne raison d’acheter des produits du bois du Québec.

D’ici là, en l’absence de bois local certifié FSC, les meubles de jardin fabriqués en cèdre blanc représentent le meilleur choix environnemental.

Les meubles en matières synthétiques
Bienvenue au royaume de l’imitation... rotin synthétique, tressage en résine de synthèse. Peu coûteux, le mobilier en matières synthétiques est l’option la moins durable.

« D’abord, ils sont faits de matière non renouvelable, dit François Charron-Doucet. La production de la matière requiert relativement beaucoup d’énergie (moins que le métal, mais plus que le bois). Certains plastiques contiennent des plastifiants et autres additifs potentiellement toxiques pour lui donner certaines propriétés (couleur, flexibilité, résistance, protection du soleil, etc.) Ces additifs ne posent pas nécessairement de risque pendant la phase d’utilisation, mais peuvent compliquer la gestion en fin de vie. »

Côté durabilité, les meubles en matières synthétiques ne durent généralement pas très longtemps, victime d’un bris ou de la décoloration. Par ailleurs, son recyclage est potentiellement difficile à cause de la présence possible de contaminants.

Parmi les différents plastiques « le PVC est probablement le matériau le moins intéressant pour l’environnement. », soutient François Charron-Doucet.

Ce type de plastique pose des risques pour la santé et les écosystèmes à différents moments de son cycle de vie.
Le chlorure de vinyle à la base de la production de ce plastique peut être très dangereux s’il est émis accidentellement dans l’environnement.

En fin de vie, la combustion du PVC (accidentelle ou non) provoque des émissions très toxiques telles que des dioxines et des furannes.

En conclusion, lorsque vient le temps de s’équiper d’un mobilier de jardin, la durabilité devrait être au coeur de votre réflexion! Et puis, pourquoi ne pas envisager acheter usagé? Avec un peu de recherches dans les petites annonces ou sur Internet, on peut dénicher de véritables trésors... à petits prix!

Sujet : Consommer mieux  

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