Poêle à granules

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En 2009, la Ville de Montréal a décidé d’interdire l’installation d’appareils de chauffage au bois. La raison : le chauffage au bois est la principale source d’émission de particules fines dans l’atmosphère. Il s’agit d’un des grands responsables de maladies respiratoires et de smog hivernal.

D’autres solutions de chauffage d’appoint sont moins polluantes. L’une d’entre elles est le poêle à granules...

« Ce sont des poêles alimentés par des granulés fabriqués à partir des déchets des scieries : le bran de scie et les copeaux de bois, explique Jean-François Fauteux, vice-président marketing de La Maison DF. Ces résidus de bois sont compactés. Ce sont donc des déchets de l’industrie du bois qu’on recycle. »

Pourquoi choisir le poêle à granules?

D’abord pour son efficacité. Comme les granules sont très sèches, leur efficacité est excellente. Aussi, la chaleur est confortable et l’on peut mieux la contrôler qu’avec un poêle au bois. Enfin, le poêle à granules est pratique. Nul besoin de corder du bois, ni de fournir le poêle. Il s’alimente, s’éteint et s’allume de façon autonome.

Certaines personnes, évidemment, choisissent aussi le poêle à granules pour des raisons environnementales.

Un poêle plus vert
Selon Yves Perrier, les faibles émissions de CO2 des poêles à granules en font des poêles écologiques. « En brûlant, les granules libèrent la même quantité de CO2 que ce que libérerait le bois s’il se décomposait de façon naturelle, dit-il. Chaque mètre cube de bois granulé évite en moyenne l’émission de 850 kg de CO2 par année lorsqu’il remplace le mazout et de 580 kg de CO2 lorsqu’il remplace le gaz naturel.

« C’est une des raisons pour lesquelles, en Europe, on utilise les granules de plus en plus pour produire de l’électricité, poursuit-il. Comme les règles de l'Union européenne obligent les États membres à utiliser 20 % d'énergie renouvelable dans la production d'électricité, plusieurs entreprises d'électricité ont redécouvert les granulés. »

Outre de faibles émissions de CO2, les granules relâchent moins de particules fines dans l’air.

Comparativement aux poêles à bois certifiés EPA, les poêles à granulés produisent jusqu’à trois fois moins de particules fines dans l’air (0,7 à 2g/hre contre 1,3 à 6g/hre).

Le problème avec le chauffage au bois
Puisqu’il s’agit tout de même de bois que l’on brûle, pourquoi les poêles à granules seraient-ils moins polluants que les poêles à bois?

« A priori, un poêle récent homologué EPA est aussi écologique qu'un appareil au granule, indique Jean-François Fauteux. Le gros désavantage des poêles au bois, c’est qu’un propriétaire peut y mettre n’importe quoi et on n’a pas le contrôle. On pourrait y mettre du bois très humide, des feuilles, des déchets à la rigueur! Avec les granules, la qualité du combustible est égale d’un sac à l’autre. On ne peut pas y mettre autre chose que des granules au risque de briser le poêle. C’est une combustion beaucoup plus contrôlée. »

Selon une étude de Ressources naturelles Canada, en ce qui concerne les émissions de CO2, un poêle à granules émet de 50 à 90 PPM (parties par million). Un poêle au bois ordinaire? De 300 à 14 000 PPM.

Les coûts
Les poêles à granules demeurent assez dispendieux. Alors que le poêle à bois qui coûte entre 600$ et 4000$

Il faut prévoir un investissement variant de 2000$ à 8 000$ pour l’appareil (installation incluse) dont la durée de vie oscille entre 15 à 25 ans (selon la qualité du produit). En comparaison, un poêle à bois coûte entre 600$ et 4000$.

Les poêles à granules « haut de gamme » (4000$ à 8000$) ont des fonctionnalités uniques telles que l’entretien automatique, la possibilité de disperser la chaleur dans d’autres pièces. Ils auront des côtés de faïence italienne qui joueront le rôle de masse thermique. Certains appareils sont aussi « multigrains », c'est-à-dire qu’ils pourront brûler aussi du maïs, du blé, de l’orge. Ce sont des combustibles de plus en plus en vogue.

Qu’en est-il du coût des granules? « Les granules se vendent en poche, qu’on peut acheter chez la plupart des quincailliers, dit Jean-François Fauteux. Elles coûtent de 5$ à 7$ pour un sac de 40 livres. » Il est à noter qu’un sac fournit environ 20 à 30 heures de combustion.

Selon Ressources naturelles Canada, le coût annuel de chauffage pour une maison individuelle neuve comptant deux habitants est de 1490$ par an. Le chauffage au bois est quant à lui de 809$ par an. En matière de coût, le chauffage aux granules se compare donc à l’électricité (1549$/an) et au mazout (1689$/an).

« On ne choisit pas le poêle à granules pour faire des économies, conclut Yves Perrier. C’est un choix environnemental avant tout.»

Compte tenu de ses qualités environnementales et de la venue de brûleurs plus universels permettant l’utilisation de diverses sources de combustibles s on peut demeurer optimiste quant au futur de cette technologie.

On conseille de choisir un poêle à granules certifié EPA, qui compte parmi les appareils de chauffage les plus propres offerts actuellement sur le marché.

INVITÉS

Yves Perrier, consultant en construction écologique et chroniqueur.

Jean-François Fauteux, vice-président marketing de la Maison DF, un importateur et distributeur de poêles à granules.

Sujet : Consommer mieux   Polluer moins  

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