Les indignés verts

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Été/automne 2011, des dizaines de villes dans le monde voient s’installer au pied de leurs gratte-ciel des campements de fortune occupés par des manifestants se réclamant d’une « révolution globale ». Ils n’ont ni chef, ni discours unique, mais une des causes qui rallie beaucoup d’indignés est celle de l’environnement. Or l’environnement, ou plus précisément la gestion environnementale des sites de campement, est le défi numéro 1 à relever pour les organisateurs.

À Montréal, La Place du Peuple accueille, pendant près d’un mois et demi, des centaines de campeurs. Plus de 1000 repas y sont servis tous les jours. Comment les responsables du comité environnemental arrivent-ils à gérer de façon éco-responsable ce campement improvisé?

Nous visitons les installations et l’arrière-scène de La Place du Peuple en compagnie d’un éco-conseiller spécialisé en gestion responsable d’événements de grande envergure, Mark Belley. Son constat est que les Indignés de Montréal parviennent, avec très peu de moyen, à organiser un système de gestion des matières résiduelles plus efficaces que bien des organisations dotées de grands moyens.

Jacques Messier, un indigné impliqué dans ce comité dès les premières heures, travaille jour et nuit à nettoyer le site et à sensibiliser les campeurs et visiteurs à disposer de leurs déchets de façon responsable. Selon lui, le mouvement doit donner l’exemple, se montrer à la hauteur de son indignation et faire justement mieux que les autres.

Mais tous ces efforts n'auraient rien donné sans la collaboration du Consortium écho-logique, qui a choisi d'offrir gratuitement aux indignés le service de collecte des matières résiduelles et du compost. Selon Francis Leclerc, employé de cet organisme, les indignés méritent l'honorable note de 7/10 pour leur gestion des déchets.

Une histoire en mouvement…

Le mouvement des Indignés est une série de manifestations pacifiques spontanées qui a pris naissance en Espagne le 15 mai 2011. Totalisant jusqu'à plusieurs dizaines de milliers de personnes, ces manifestations, qui ont pris naissance sur les réseaux sociaux, ont été initiées par le mouvement et site web ¡Democracia Real Ya! (Une vraie démocratie, maintenant). Plus de 200 petites associations solidaires ont ainsi vu le jour, exigeant une démocratie plus participative et la fin de la corruption du système politique. Pour ancrer le mouvement, une journée mondiale des Indignés a eu lieu le 15 octobre 2011.

À Montréal…

Le 15 octobre 2011, un petit groupe s’installe dans le parc du Square Victoria. Très rapidement, Occupons Montréal est constitué d’un noyau dur d'environ 400 participants, déterminés à y passer l'hiver.

Les campeurs comptent installer des tentes de style prospecteur pour adoucir les rigueurs de l'hiver et demandent à la Ville de Montréal la permission de construire des abris solides. La Ville refuse, invoquant des raisons de sécurité publique.

Puis, le 25 novembre marque la fin du campement des Indignés de Montréal. La police procède au démantèlement du site, l'opération se déroule dans le calme, la plupart des Indignés acceptant de plier bagage volontairement.

INVITÉS

Jacques Messier, membre du Comité Environnement, Occupons Montréal

Marc Belley, éco-conseiller diplômé, directeur général, Tact-Etik

Francis Ménard, directeur des opérations, Consortium Écho-Logique

Sujet : Réduire / Recycler / Réutiliser  

Liens utiles

Occupons Montréal

http://www.occuponsmontreal.org/

Takt-etik

http://takt-etik.com

Le site International du mouvement ¡Democracia Real Ya!

http://international.democraciarealya.es/

Consortium écho-logique

http://www.echologique.ca/index.php?p=page&id=35&lang=fr

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